Dans le cadre de sa stratégie de promotion de l’emploi des jeunes, le Programme d’Autonomisation Économique et d’Emploi des Jeunes (PAEEJ) a officiellement lancé une formation en apiculture moderne, tout en menant des actions concrètes pour le développement durable de la filière apicole au Burundi.
Le 12 janvier, le PAEEJ a lancé, au Centre de Formation de Rusi (Cefore Rusi), une session de formation en apiculture moderne. Cette première cohorte a réuni 50 jeunes apiculteurs venus de la province de Gitega.
L’objectif de cette formation était de renforcer les compétences techniques des bénéficiaires afin de leur permettre de produire du miel naturel ainsi que des sous-produits à forte valeur ajoutée, notamment la gelée royale et la cire.
Animée par Fabrice Hazigamayo, expert burundais en apiculture exerçant en Italie, la formation a porté sur des techniques modernes visant à rendre l’activité apicole plus rentable et durable.
Au total, 150 jeunes apiculteurs ont été formés à travers différentes provinces du pays, témoignant de l’ambition nationale de structurer et de professionnaliser ce secteur porteur.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme du PAEEJ dédié au développement de la chaîne de valeur apicole. L’objectif est de faire de l’apiculture un levier de création d’emplois et de revenus pour les jeunes, tout en contribuant à la préservation de l’environnement.
Une mission de terrain pour identifier les zones propices
Dans la continuité de la formation, le PAEEJ, en collaboration avec l’Office Burundais pour la Protection de l’Environnement (OBPE) et la Direction du Tourisme, a mené une mission de supervision du 28 janvier au 2 février 2026.
Cette mission a couvert plusieurs aires protégées du pays, notamment Vyanda, Bururi, Ruvubu, Rwihinda et Kibira, dans l’optique de promouvoir l’implantation d’activités apicoles modernes.
La mission avait pour objectifs de :
- Évaluer l’aptitude écologique et réglementaire des sites identifiés
- Harmoniser les rôles entre les différentes parties prenantes
- Identifier les contraintes éventuelles liées à l’implantation de l’apiculture moderne, incluant l’élevage des abeilles et la transformation du miel
Selon Fabrice Hazigamayo, le Burundi dispose d’un environnement particulièrement favorable au développement de l’apiculture. La diversité des plantes mellifères, telles que l’acacia, l’eucalyptus, la symphonia, le tournesol, les nénuphars ou encore le papyrus, garantit une floraison continue tout au long de l’année.
À travers cette double approche combinant formation et prospection, le PAEEJ confirme sa volonté de structurer durablement la filière apicole. Cette dynamique ouvre de nouvelles perspectives pour les jeunes entrepreneurs, tout en valorisant les ressources naturelles du pays.