Le Burundi accueille, du 10 au 12 août 2026, la 5? édition du Dialogue continental sur la jeunesse, les femmes, la paix et la sécurité. La cérémonie d’ouverture officielle a été présidée, ce lundi 10 août à Bujumbura, par le Président de la République du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine, S.E. Évariste Ndayishimiye.
Placée sous le thème « Eau, paix et leadership inclusif en Afrique : institutionnaliser le rôle stratégique des jeunes et des femmes dans la prévention des conflits, la gestion des crises et la consolidation durable de la paix par une gouvernance responsable des ressources », cette rencontre continentale qui a réuni plus de 1 200 jeunes constitue une plateforme de réflexion et d’échange sur le rôle stratégique de la jeunesse et des femmes dans la construction d’une Afrique pacifique et inclusive.
Dans son discours inaugural, le Chef de l’État burundais a souligné l’importance de la gestion durable et inclusive des ressources en eau. Il a rappelé que plus de 400 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable, tandis que plus de 700 millions sont privés de services d’assainissement.
Ces difficultés touchent particulièrement les enfants et les populations rurales et contribuent à alourdir les responsabilités assumées par les jeunes et les femmes, notamment dans l’approvisionnement en eau.
Face à cette situation, le Président en exercice de l’Union africaine a fixé une ambition claire : qu’aucun citoyen africain ne consacre plus de 15 minutes pour s’approvisionner en eau. Il a ainsi appelé à une gouvernance responsable, durable et inclusive de cette ressource essentielle à la vie et au développement.
Abordant la question de la paix et de la sécurité, S.E. Évariste Ndayishimiye a réaffirmé que la stabilité constitue une condition fondamentale du développement économique et social ainsi que de l’intégration régionale.
Il a lancé un appel aux Africains à « faire taire les armes », en insistant sur la nécessité de préserver la paix et de renforcer les mécanismes de prévention et de résolution des conflits sur le continent.
Le Président a également mis en avant la contribution essentielle des jeunes à la transformation de l’Afrique. Il les a encouragés à prendre des initiatives et à créer leurs propres opportunités, rappelant que le travail existe même en l’absence d’emplois salariés.
La place des femmes dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la gouvernance a également été mise en évidence. Le Chef de l’État a plaidé pour leur implication effective dans les sphères de décision, notamment dans la vie politique et institutionnelle. Au Burundi, comme il y a le PAEEJ pour l’autonomisation des jeunes, le President a manifeste sa volonté de créer aussi une TELLE instutition pour l’autonomisation des femmes.
Il a, par ailleurs, insisté sur le respect des libertés individuelles et la promotion d’une gouvernance participative et inclusive. Selon lui, l’Afrique doit davantage investir dans des initiatives qui intègrent pleinement les femmes et les jeunes afin de renforcer la bonne gouvernance et d’accélérer la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
En conclusion, le Président Ndayishimiye a souligné le rôle stratégique de l’éducation, de l’innovation et de la technologie dans la construction d’une Afrique stable, compétitive et capable de produire et d’exporter.
Pour le Chef de l’État, la réalisation de cette ambition repose avant tout sur une volonté collective et sur la capacité des Africains à transformer les défis du continent en opportunités, en plaçant notamment les jeunes et les femmes au cœur du développement et de la consolidation de la paix.
À travers l’accueil de cette 5? édition, le Burundi réaffirme ainsi son engagement en faveur du renforcement du rôle de la jeunesse et des femmes dans la promotion de la paix, de la sécurité et du développement durable en Afrique.